Mercredi 14 octobre 2026 : Rentrée du séminaire Symett :  “Penser autrement le travail, coopérative de consommation et communauté de travail”

Le séminaire Symett fait sa rentrée pour l’année 2026-2027, le mercredi 14 octobre 2026, de 10h à 13h, salle André Bollier à la MSH de Lyon.

Nous aurons le plaisir d’assister à une double présentation :

–Sylvain Celle, économiste au laboratoire Triangle présentera une communication intitulée : “Organiser les travailleurs comme consommateurs. Deux expériences de coopératives de consommation ouvrières à Lille et Amiens (1892-1930)”

–Guillaume Gourgues (Politiste, Triangle), Michel Lallement (Sociologue, CNAM) et Eline Vivet-Maladry (Gestionnaire, LIRAES), viendront présenter leur livre L’émancipation par le travail. les leçons de la communauté de travail Boimondau (1943-1953), paru aux éditions de l’Atelier en 2026.

Voici le lien visio pour celles et ceux souhaitant suivre la séance à distance :

https://rendez-vous.renater.fr/private/Seance_seminaire_SYMETT_octobre__odrp70igxtmy_c3fa92-2596fe-3c9cc7

Le programme complet du séminaire pour l’année 2026-2027 arrive très bientôt !

En espérant vous retrouver nombreuses et nombreux,

L’équipe du séminaire Symett

 

Jeudi 11 juin 2026 : Le travail de care dans l’aide à domicile : conditions d’emploi et organisation collective en Espagne

La prochaine séance du séminaire SYMETT aura lieu le 11 juin de 16h à 18h en salle D4. 260 à l’ENS de Lyon.

Nous aurons le plaisir de recevoir Mar Dieste Campo, doctorante en sociologie à l’Université de Zaragoza, actuellement en séjour de recherche à Triangle.

La séance aura pour thème : “Le travail de care dans l’aide à domicile : conditions d’emploi et organisation collective en Espagne.”

La séance sera organisée en deux parties. La première portera sur sa recherche doctorale consacrée au travail dans le secteur de l’aide à domicile à Saragosse, en Espagne. L’exposé se centrera sur l’organisation du temps de travail et sur la manière dont les politiques publiques de care et les formes de gestion de la force de travail s’articulent dans ce secteur. La discussion abordera également la manière dont l’aide à domicile constitue un espace où se reproduisent et s’intensifient certaines dynamiques contemporaines du marché du travail, notamment la disponibilité permanente des salariées.

La seconde partie sera consacrée à la phase exploratoire d’un projet de recherche sur les formes d’organisation collective dans le secteur. Il s’agira plus particulièrement d’analyser des expériences organisationnelles développées par les salariées en dehors des structures syndicales traditionnelles, dont les revendications portent à la fois sur les conditions de travail et sur la reconnaissance du care et du secteur comme bien public.


Voici le lien visio
 pour celles et ceux souhaitant suivre la séance à distance :

https://rendez-vous.renater.fr/private/Seance_SYMETT_aide_a_domicile_Espagne__qbt3lqbkxn2g_60ed8d-a7bd1a-0eb500

En espérant vous retrouver nombreuses et nombreux,

L’équipe du séminaire Symett

Rapport IRES : “Vie syndicale : quelles pratiques et conceptualisation(s) ? Un enjeu décisif pour l’accueil et l’engagement des nouveaux et nouvelles syndiquées à la CGT”

Des membres du séminaire Symett ont participé à ce rapport IRES sur la vie syndicale, sortie en février 2026, n’hésitez pas à aller le consulter ! La liste complète des contributeur.trices : Pierre ROUXEL (coord.), Anaïs BONANNO (coord.), Carlotta BENVEGNU, Sophie BEROUD, Saphia DOUMENC, Claire FLECHER, Agathe FOUDI, Willy GIBARD, Julien LOUIS, Guillaume MERCOEUR, Rémy PONGE, Maxime QUIJOUX, Karel YON.

Résumé : Cette recherche s’inscrit dans un contexte de réactivation, au sein de la CGT, des « questions d’orga », dans le sillage de la mobilisation contre la réforme des retraites de 2023. Confrontée à des défis multiples et persistants – limites à l’extension des grèves, progression des syndiqué·es « isolé·es », difficulté à stabiliser les adhésions (« panier percé ») – l’organisation réinterroge aujourd’hui sa capacité à structurer, intégrer et mobiliser un salariat de plus en plus fragmenté.
Dans cette perspective, cette recherche porte sur la « vie syndicale » à la CGT, une catégorie en vogue dans l’organisation pour désigner l’ensemble des pratiques de syndicalisation, d’accueil et d’intégration des adhérent·es, ainsi que d’animation démocratique des collectifs militants. Elle s’organise plus spécifiquement autour d’un double questionnement : d’une part, quels dispositifs et pratiques les structures cégétistes mettent-elles en œuvre pour recruter, intégrer et faire participer les syndiqué·es ? D’autre part, qui sont ces nouveaux et nouvelles adhérent·es et dans quelles conditions trouvent-ils et elles leur place dans l’organisation ? Le rapport éclaire ainsi les conditions dans lesquelles la CGT offre aujourd’hui des cadres d’engagement durables et adaptés aux attentes de ses nouveaux et nouvelles adhérentes.

Pour celles et ceux que ce rapport intéresse, il est disponible en libre accès et téléchargeable au lien suivant.

Vendredi 24 avril 2026 : Action syndicale des intermittent.es et des travailleur.euses du cinéma

La prochaine séance du séminaire SYMETT (Triangle) accueillera Samuel Zarka (Maître de Conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord, laboratoire LabSIC) qui viendra discuter de l’action syndicale dans le secteur du cinéma à partir de son ouvrage paru en 2025 : Ces invisibles qui font le cinéma.

La séance aura lieu vendredi 24 avril 2026 de 13h30 à 16h dans la salle D4. 260 au laboratoire Triangle, 2ème étage du Bâtiment Recherche à l’ENS de Lyon.

Voici également un lien visio pour la suivre :

https://rendez-vous.renater.fr/private/seance_seminaire-SYMETT__gwjf64ax-7ru_84bb3f-43dcc8-53cc69

En espérant vous voir nombreux et nombreuses,

L’équipe du Symett

Programme de la journée d’étude « Syndicats et action publique : pour un décloisonnement des recherches », 16 juin 2026 à l’ENS de Lyon

Accueil café à partir de 9h.

9h45-10h : Introduction par les organisateurs

Julien Louis et Melaine Robert, Introduction de la journée d’étude.

10h-12h – Panel 1 : Construction des problèmes publics : cadrages, concurrences et mises à l’agenda des causes syndicales

Estelle Fisson, « L’œuf, la poule et les plumes : la circularité des mises à l’agenda politique et syndical de la cause LGBT »

Louise Banet-Rivet, « (Re)mettre l’égalité professionnelle à l’agenda syndical : travail de politisation et luttes de cadrage au sein des confédérations CGT et CFE-CGC »

Catherine Spieser, Jérôme Pélisse et Zoé Rouault, « Les syndicats et l’emploi des personnes handicapées : entre cadrage de la cause, gestion paritaire et rôle d’intermédiaire des politiques handicap en entreprise »

Discussion : Melaine Robert

*** Pause Déjeuner ***

13h30-15h30 – Panel 2 : Des syndicats (tout) contre l’Etat : entre intermédiaires et contestataires de l’action publique

Julie Landour, « Défendre les travailleurs, faire le jeu de la capitalisation ? Les syndicats français et québécois dans la préparation de la retraite »

Guillaume Genoud, « Les organisations syndicales et l’institutionnalisation de l’espace régional : le cas de la CFDT (1958-1986) »

Guillaume Gourgues, « Une « ruse de l’Etat » contre les syndicats ? Le cas de l’autorisation administrative de licenciement (1975-1986) »

Discussion : Sophie Béroud

*** Pause-Café ***

16h-18h – Panel 3 : Une co-construction de l’action publique ? Pratiques syndicales de la concertation et du paritarisme

Corentin Durand, Nathan Rivet, « Les syndicats des cadres supérieurs de l’administration pénitentiaire : des think-tanks de politiques publiques ? »

Marjorie Glas, « La CGT spectacle au sein des instances de concertation politique du spectacle vivant : une reconfiguration des modes d’action et des rapports de force »

Héloïse Pillayre, « Quand le scandale ne renverse pas le système : syndicats, associations, et indemnisation des victimes de l’amiante »

Discussion : Julien Louis

Vous retrouverez ici le lien avec toutes les informations.

Accès en présentiel sur inscription obligatoire : https://framaforms.org/inscription-je-syndicats-et-action-publique-16-juin-2026-1773409491


Lieu : salle D8.001 (bâtiment Buisson, ENS Lyon, 15 parvis René Descartes 69007).
Accessibilité : arrêt Debourg (Tramway T1 ou T6 ou Métro B).
Horaires : accueil à partir de 9h, fin de la journée à 18h.

Contact : julien.louis@univ-lyon2.fr ; melaine.robert@gmail.com

Contactez les organisateurs pour le lien visio.

Vendredi 3 avril 2026 : Les enjeux et les mobilisations collectives autour de la santé au travail

La prochaine séance du séminaire Symett, conjointe au séminaire « Travail et syndicalisme sous contraintes écologiques »  aura lieu le le vendredi 3 avril prochain de 14h à 17h, et portera sur les enjeux et les mobilisations collectives autour de la santé au travail.

Nous aurons le plaisir d’écouter les interventions de :

  • Kyriane Petit, doctorante en science politique à Science Po Lyon et à Triangle, sur sa thèse en cours qui porte sur les mobilisations contre les polluants éternels dans la région lyonnaise

Et

  • Rémy Ponge, maître de conférences en sociologie à l’université Aix-Marseille, membre de l’institut Régional du Travail, et chercheur au LEST, qui nous présentera son ouvrage Se tenir debout. Un siècle de luttes contre les souffrances au travail, 2025

Le séminaire aura lieu à l’ENS de Lyon, en salle D4.260, Bâtiment Recherche.

Et sera accessible en ligne ici.

Au plaisir de vous retrouver à cette occasion,

L’équipe du Symett

Vendredi 6 février 2026 : Action syndicale et politisation au sein des classes populaires

La prochaine séance du séminaire SYMETT (Triangle) sera une séance commune avec le séminaire “Travail et Politique” de l’IRT d’Aix-Marseille, elle est consacrée à la thématique « Action syndicale et politisation au sein des classes populaires ».

La séance aura lieu vendredi 6 février de 14h à 17h dans la salle D4. 024 au rez-de-chaussée du Bâtiment Recherche à l’ENS de Lyon.

Nous aurons le plaisir d’accueillir :

Maëva Durand, Maîtresse de conférences en science politique, université de Paris 8, CRESPPA, «Les invisibles : enquête localisée sur le rapport au politique des femmes de classes populaires »

Madeleine De Wispelaere, docteure en science politique, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui interviendra sur le thème : « Quand la politique s’invite au travail. Politisation et syndicalisation des agent.e.s de service des collèges ».

Thomas Vaïsse, doctorant en anthropologie et sociologie à l’EHESS : « Qui s’occupe de la prunelle de vos yeux ? Travail et mobilisations des agentes municipales dans les écoles publiques marseillaises. »

Voici également un lien visio pour la suivre :

https://cnrs.zoom.us/j/92318360208?pwd=nnP3v4j1GzQyHDAaWqbowE5phaxzJ2.1

En espérant vous voir nombreux et nombreuses,

L’équipe du Symett

Vendredi 23 janvier 2026 : Séance “dominations et conflictualités au travail”

L’équipe du séminaire SYMETT organise une journée d’étude le vendredi 23 janvier à l’occasion de la parution du n°148 de la revue Politix intitulé « Dominations et de conflictualités au travail ».

La journée se déroulera à l’ENS Lyon en salle D8. 007 (site Descartes, bâtiment Buisson) et en visio (lien) de 10h à 12h puis de 13h30 à 16h comme suit : 

Matinée (10h-12h)

Emeline Zougbédé, Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Rouen Normandie, Dysolab, “Se mobiliser pour les papiers et dans le travail : un travail (re)productif ?”

Après-midi (13h30-16h)

Présentation et discussion du numéro 148 de la revue Politix, « Dominations et conflictualités au travail » en présence des autrices et coordinatrices du numéro : 

Saphia Doumenc, Maîtresse de conférences en sociologie, Université Paul Valéry Montpellier, Leiris

Rose Feinte, Doctorante en histoire à l’Université Paris-Est Créteil

Claire Flécher, Maîtresse de conférences en sociologie, Université Lyon 2, Centre Max Weber

Fanny Gallot, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université Paris-Est Créteil, chercheuse au CRHEC

Soutenance de thèse de Gabriel Rosenman

Gabriel Rosenman soutiendra sa thèse ce vendredi 28 novembre 2025 à 9h à l’EHESS. Elle est intitulée : “Le sou du prolétariat contre le million du capitalisme”. La pratique des caisses de grève dans le mouvement ouvrier français (1830-2023) : configurations sociales et dilemmes stratégiques des solidarités ouvrières”.

Le jury est composé de :

  • Mme Johanna Siméant-Germanos (Directrice de thèse), CNRS
  • Mme Sophie Béroud (Co-Directrice), Université Lumière Lyon 2
  • Mme Anne Bory, Université de Lille
  • M. Nicolas Delalande, Sciences Po Paris
  • M. Barry Eidlin, McGill University
  • M. Baptiste Giraud, Aix-Marseille Université
  • Mme Liora Israël, EHESS
  • M. Julian Mischi, INRAE

Résumé de la thèse :

La présente recherche s’intéresse à la fabrique des solidarités ouvrières, c’est-à-dire aux moyens par lesquels le mouvement ouvrier parvient, dans certaines situations, à mobiliser une partie de la classe pour en soutenir une autre. C’est ce qui donne lieu à l’émergence temporaire de configurations de solidarité, à chaque fois selon un périmètre et des modalités spécifiques. Il est possible d’éclairer ces processus en s’intéressant aux grèves longues et à leurs enjeux de financement. Or, ces enjeux semblent justement présenter une particularité notable dans le cas de la France : l’évidente rareté des caisses instituées par les organisations syndicales. Celle-ci tend toutefois à être compensée par la diffusion des caisses et collectes éphémères, ainsi que par l’expérimentation de formules hybrides. Et il s’agit donc de comprendre comment, dans les conditions spécifiques du champ syndical français, une même absence de prise en charge syndicale peut simultanément handicaper la capacité des grèves à durer, mais favoriser la production de solidarités grâce aux flux financiers. Grâce à la notion de répertoire d’action collective, on peut rapporter ces options stratégiques et tactiques à certains facteurs déterminants : les configurations historiques et syndicales, les pratiques antagonistes du patronat et de l’État, l’articulation entre tradition et innovation militantes. La tension entre diverses modalités de financement des grèves permet d’éclairer plus spécifiquement les dilemmes qui accompagnent inévitablement l’action collective. Enfin, le recours à l’argent et au don peut faire de ceux-ci des vecteurs de solidarité, ce qui soulève toutefois diverses questions relatives à l’interaction entre donateurs et bénéficiaires. En s’intéressant à la pratique des caisses de grève, la présente recherche porte ainsi sur la construction des solidarités ouvrières en France entre 1830 et 2023 : d’une part, en analysant la spécificité des configurations sociales qui conditionnent ces solidarités ou qui en résultent, et, d’autre part, en explorant les dilemmes stratégiques qu’elles posent aux différents acteurs impliqués (grévistes, organisations syndicales, donateurs, patronat, État). Elle combine pour cela l’exploitation de cinq fonds d’archives (syndicales, patronales, municipales), la réalisation d’entretiens semi-directifs (n = 60), l’observation ethnographique de plusieurs grèves en cours, et l’analyse statistique d’un questionnaire rempli par 10 000 donateurs.